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VENEZUELA - Discours du président Hugo Chavez devant l’Assemblée générale de l’ONU, le 20 septembre 2006

mardi 3 octobre 2006, mis en ligne par John Malone

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New York, 20 septembre 2006.

Madame la Présidente, Excellences, Chefs d’Etat, Chefs de Gouvernement, et hauts représentants des gouvernements du monde, bonjour à tous et à toutes.

En premier lieu je veux inviter très respectueusement ceux qui ne l’ont pas encore fait, à lire le livre de Noam Chomsky - un des plus prestigieux intellectuels de cette Amérique et du monde - un de ses ouvrages les plus récents, Hégémonie ou Survie, La stratégie impérialiste des Etats Unis. Un excellent ouvrage pour comprendre ce qui s’est passé dans le monde au 20e siècle, ce qui se passe actuellement et la plus grande menace qui pèse sur notre planète : la prétention hégémonique de l’Impérialisme Nord-américain met en péril la survie même de l’espèce humaine. Nous continuons d’alerter sur ce danger, et faisons un appel au peuple même des Etats Unis et au monde, pour mettre un frein à cette menace qui pèse comme une épée de Damoclès.

Je pensais vous lire un chapitre mais, pour respecter le temps, je vous laisse plutôt cette recommandation. Il se lit rapidement. Il est très bon, madame la Présidente, sûrement vous le connaissez. Il est publié en anglais, en allemand, en russe, en arabe sûrement. Ecoutez, je crois que les premiers citoyens qui devraient lire ce livre ce sont les citoyens frères et soeurs des Etats Unis, car la menace ils l’ont dans leur propre maison. Oui, le Diable est dans la maison. Le Diable, le Diable même est dans la maison.

Hier le Diable est venu ici (il fait le signe de croix, rires et applaudissements), hier le Diable est venu ici, dans ce même endroit. Ca sent encore le soufre sur ce pupitre où je parle maintenant. Hier mesdames, messieurs, depuis cette même tribune Monsieur le président des Etats Unis, que j’appelle "Le Diable", est venu ici en parlant comme maître du monde. Un psychiatre ne serait pas superflu pour analyser le discours d’hier du président des Etats Unis. Comme porte-parole de l’Impérialisme il est venu donner ses recettes pour essayer de maintenir le schéma actuel de domination, d’exploitation et de rapine des peuples du monde. Ce serait bon pour un film d’Alfred Hitchcok, je proposerait même un titre : "La recette du Diable". C’est à dire que l’Impérialisme nord-américain, et ici (il montre le livre) Chomsky le dit avec une clarté limpide et profonde, est en train de faire des efforts désespérés pour consolider son système hégémonique de domination. Nous ne pouvons permettre que cela se fasse, nous ne pouvons permettre l’installation de la dictature mondiale, qu’elle se consolide, que se consolide la dictature mondiale.

Le discours du Président "tyran" mondial, plein de cynisme, plein d’hypocrisie, c’est l’hypocrisie impériale, la tentative de tout contrôler. Ils veulent nous imposer le modèle de démocratie tel qu’ils le conçoivent, la fausse démocratie des élites, et de plus un modèle de démocratie très original, imposé à coups de bombes, avec des bombardements et des invasions et à coups de canons. Quelle démocratie ! Il faudrait revoir les thèses d’Aristote et des premiers qui ont parlé là-bas en Grèce de la démocratie pour voir quel modèle de démocratie est-ce là, celui qui s’impose à coups de fusiliers marins, d’invasions, d’agressions, et de bombes.

Le président des Etats Unis a dit hier, dans cette même salle, la chose suivante, je cite : "Partout où vous regardez, on entends des extrémistes qui vous disent que vous pouvez échapper de la misère et récupérer votre dignité au travers de la violence, de la terreur et du martyre". Partout où il regarde il voit des extrémistes. Je suis sûr qu’il te voit toi, mon frère, avec cette couleur, et il croit que tu est un extrémiste. Avec cette couleur (il se montre). Evo Morales, qui est venu hier, le digne Président de la Bolivie est un extrémiste. Partout ils voient des extrémistes, les impérialistes. Non, ce n’est pas que nous soyons extrémistes, ce qui se passe c’est que le monde est en train de se réveiller, et que de partout se soulèvent les peuples. J’ai l’impression, Monsieur le dictateur impérialiste, que vous allez vivre jusqu’à la fin de vos jours avec un cauchemar, parce que partout où vous regarderez vous nous verrez nous soulever, nous qui nous soulevons contre l’impérialisme nord-américain. Nous qui clamons pour la pleine liberté du monde, pour l’égalité des peuples, pour le respect de la souveraineté des nations ; oui, ils nous appellent extrémistes, nous nous soulevons contre l’Empire, nous nous soulevons contre le modèle de domination.

Après, Monsieur le président est venu vous parler, il a dit ceci, "Aujourd’hui je veux parler directement aux populations du Moyen Orient. Mon pays désire la paix". C’est vrai, si nous allons dans les rues du Bronx, si nous allons dans les rues de New York, de Washington, de San Diego, de Californie, de n’importe quelle ville, de San Antonio, de San Francisco, et que nous demandons aux gens dans la rue, aux citoyens étasuniens, ce pays veut la paix. La différence réside dans ce que le gouvernement de ce pays, des Etats Unis, ne veut pas la paix, il veut nous imposer son modèle d’exploitation et de rapine et son hégémonie a coups de guerres, c’est cela la petite différence. Il veut la paix et que se passe-t-il actuellement en Irak ? Qu’est-il arrivé au Liban et en Palestine ? Et que s’est-il passé depuis cent ans en Amérique Latine et dans le monde ? Et actuellement les menaces contre le Venezuela, des nouvelles menaces contre l’Iran. Il s’est adressé au peuple du Liban, "beaucoup d’entre vous –a-t-il dit– ont vu comme leurs foyers et leurs communautés ont été prises dans un feu croisé". Quel cynisme ! Quelle capacité de mentir sans vergogne devant le monde ! Les bombes de Beyrouth lancées avec précision millimétrique c’est du feu croisé ? Je crois que le Président pense aux films du Far-West quand ils tirent depuis la ceinture et que quelqu’un se trouve pris dans un feu croisé.

Feu impérialiste ! Feu faciste ! Feu assassin ! Et feu génocidaire celui de l’Empire et d’Israël contre le peuple innocent de Palestine et le peuple du Liban. Voilà la vérité. Maintenant ils disent qu’ils souffrent, que nous souffrons parce que nous voyons leurs foyers détruits.
Enfin, le Président des Etats Unis est venu parler aux peuples, oui il est venu - j’ai apporté des documents madame la Présidente, parce que j’ai passé cette matinée à voir quelques discours et à actualiser mes paroles - il s’est adressé au peuple d’Afghanistan, au peuple du Liban, au peuple d’Iran, je dis bien au peuple du Liban, je dis bien au peuple d’Iran, je dis bien au peuple d’Afghanistan. Et on se demande, de la même façon que le Président des Etats Unis dit "je dis a ces peuples", ce que lui diraient ces peuples, à lui ? Si ces peuples pouvaient s’exprimer, que lui diraient-ils ? Je vais vous le dire, parce que je connais la plus grande partie de l’âme de ces peuples, les peuples du Sud, les peuples écrasés, ils diraient : Empire Yankee go home ! Voilà quelle serait la clameur qui surgirait de toutes parts, si les peuples du monde pouvaient lui parler d’une seule voix à l’Empire des Etats Unis.

C’est pour cela, madame la Présidente, collègues, amies et amis, que nous sommes venus ici l’année passée, dans cette même salle, comme toutes les années ces huit dernières années, et nous avons dit quelque chose qui aujourd’hui est pleinement confirmé et je crois qu’ici, dans cette salle, quasiment personne ne pourrait se lever pour défendre le système des Nations Unies - acceptons le avec honnêteté - le système des Nations Unies né après la Seconde Guerre Mondiale, qui s’est effondré, qui ne sert à rien. Ah, bien sûr, pour venir ici faire des discours, une fois par an, oui, pour ça il sert, et pour faire des très longs documents et des bonnes réflexions et écouter des bons discours comme celui d’Evo hier, ou comme celui de Lula, oui, pour ça il sert, et beaucoup de discours, celui que nous avons écouté juste à l’instant du Président du Sri Lanka et de la Présidente du Chili, mais il ont converti cette Assemblée en un organisme purement délibératif, seulement délibératif, sans aucune sorte de pouvoir pour influencer de la moindre manière la terrible réalité que vit le monde. C’est pour cela que nous proposons à nouveau, que le Venezuela propose à nouveau ici aujourd’hui, en ce jour 20 septembre, que nous refondions les Nations Unies. Et nous avons fait l’année passée, madame la Présidente, quatre modestes propositions que nous considérons comme une nécessité tout à fait urgente. Il faut que nous les assumions, enfin, nous les Chefs d’Etat, les Chefs de Gouvernement, nos ambassadeurs, nos représentants, et que nous les discutions.

Premièrement : Comme Lula le disait hier ici même, l’extension du Conseil de Sécurité, aussi bien de ses membres permanents que non permanents. Il faut permettre l’entrée de nouveaux pays développés et de pays sous-développés, du Tiers Monde, comme nouveaux membres permanents. Cela en premier lieu.

Deuxièmement, bon, l’application de méthodes efficaces d’attention aux conflits mondiaux et de leur résolution. Des méthodes transparentes, de débat, de décision.

Troisièmement, il nous semble fondamental de supprimer immédiatement, et c’est une clameur de tous, ce mécanisme anti-démocratique du veto. Le veto dans les décisions du Conseil de Sécurité. Voici un exemple récent, le veto immoral du gouvernement des Etats Unis, qui a permis aux forces israéliennes de détruire librement le Liban, à visage découvert, devant nous tous, en évitant une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Et quatrièmement, il est nécessaire de renforcer, comme nous le disons toujours, le rôle, les attributions du Secrétaire Général des Nations Unies. Hier le Secrétaire Général nous a fait un discours quasiment d’adieu, et il reconnaissait que sur ces dix années le monde n’a fait que se compliquer et que les graves problèmes du monde, la faim, la misère, la violence, la violation des droits humains n’ont fait que s’aggraver, cela est la conséquence de l’effondrement du système des Nations Unies et de la prétention impérialiste nord-américaine.

D’un autre côte, madame la Présidente, le Venezuela a décidé il y a plusieurs années de faire cette bataille depuis l’intérieur des Nations Unies, les Nations Unies dont nous sommes membre, avec notre voix, avec nos modestes réflexions. La voix indépendante que nous sommes, pour représenter la dignité et la recherche de la paix, la reformulation du système international, pour dénoncer la persécution et les agressions de l’hégémonisme contre les peuples de la Planète. Le Venezuela a de cette manière présenté sa candidature. Cette patrie de Bolívar a présenté sa candidature, a postulé pour un poste de Membre Non Permanent au Conseil de Sécurité. Et ne voilà-t-il pas que le gouvernement des Etats Unis a commencé une agression ouverte, une agression immorale dans le monde entier, pour empêcher que le Venezuela soit librement choisi pour occuper un siège au Conseil de Sécurité ! Ils ont peur de la vérité. L’Empire a peur de la vérité, des voix indépendantes, ils nous traitent d’extrémistes. Ce sont eux, les extrémistes.

Je veux remercier ici tous ces pays qui ont annoncé leur appui au Venezuela, alors même que le vote est secret et qu’il n’est pas nécessaire que quiconque l’annonce, mais je crois qu’étant donné l’agression ouverte de l’Empire Nord-américain, eh bien cela a accéléré l’appui de bien des pays, ce qui renforce moralement d’autant le Venezuela, notre peuple, notre gouvernement. Le MERCOSUR, nos frères du MERCOSUR, par exemple, en bloc, ont annoncé leur appui au Venezuela,. Le Venezuela est maintenant membre à part entière du MERCOSUR ave le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay ; et beaucoup d’autres pays d’Amérique Latine comme la Bolivie. Le CARICOM entier a annoncé son appui au Venezuela. La Ligue Arabe entière a annoncé son appui au Venezuela, je remercie beaucoup le monde arabe, nos frères d’Arabie, cette Arabie profonde, nos frères des Caraïbes. L’Union Africaine, presque toute l’Afrique a annoncé son appui au Venezuela, et des pays comme la Russie, comme la Chine, et beaucoup d’autres pays du Planète. Merci beaucoup au nom du Venezuela, au nom de notre peuple et au nom de la vérité, parce que le Venezuela en occupant une place au Conseil de Sécurité apportera la voix non seulement du Venezuela, mais la voix du Tiers Monde, la voix des peuples de la Planète, là-bas nous serons à la défense de la dignité et de la vérité.

Au delà de tout cela madame la Présidente, je crois qu’il y a des raisons pour que nous soyons optimistes. D’incorrigibles optimistes, comme dirait le poète, parce qu’au delà des menaces, des bombes, des guerres, des agressions, de la guerre préventive, de la destruction de peuples entiers, on peut apercevoir qu’il y a une nouvelle ère qui se lève, comme le chante Silvio Rodriguez, “notre ère est en train d’accoucher d’un coeur”. Se lèvent des courants nouveaux, des pensées alternatives, des jeunesses avec un mode de pensée différent. Il a été démontré en seulement une dizaine d’années qu’elle était totalement fausse la thèse de la Fin de l’Histoire, totalement fausse l’instauration de l’Empire Américain, de la pax americana, l’instauration du modèle capitaliste, néolibéral, que ce qu’il génère c’est de la misère et de la pauvreté. La thèse est totalement fausse, elle s’est écroulée, et maintenant il faut définir le futur du monde. Il y a un lever de soleil sur notre Planète et on le voit partout, en Amérique Latine, en Asie, en Afrique, en Europe, en Océanie. Je veux mettre en avant cette vision d’optimisme pour que nous renforcions notre conscience et notre volonté à nous battre pour sauver le monde et construire un monde nouveau, un monde meilleur.

Le Venezuela se joint à cette lutte et c’est pour cela que nous sommes menacés. Les Etats Unis ont déjà planifié, financé et lancé un coup d’Etat au Venezuela. Et les Etats Unis continuent d’appuyer des mouvements putschistes au Venezuela et contre le Venezuela, ils continuent d’appuyer le terrorisme. Déjà la Présidente Michelle Bachellet nous rappelait il y a quelques jours, pardon, il y a quelques minutes, le terrible assassinat de l’ex-Chancelier chilien Orlando Letelier. Je voudrais seulement rajouter ce qui suit, les coupables sont en liberté. Et les coupables de ce fait, dans lequel mourut aussi une citoyenne étasunienne, ce sont des nord-américains, de la CIA. Des terroristes de la CIA.

Mais aussi, il faut le rappeler dans cette salle, dans quelques jours ce sera le 30e anniversaire de ce fait terroriste horrible que fut l’explosion de l’avion cubain, où moururent 73 innocents, un avion de la compagnie Cubana de Aviación, et où se trouvait le plus grand terroriste de ce Continent, lequel a assumé lui-même l’explosion de l’avion cubain en tant qu’auteur intellectuel. Il a été emprisonné au Venezuela quelques années, et il s’est évadé de là-bas avec la complicité de fonctionnaires de la CIA et du gouvernement vénézuelien d’alors, et il vit ici, aux Etats Unis, protégé par ce gouvernement, bien qu’il ait été reconnu coupable et qu’il ait avoué. Le gouvernement des Etats Unis pratique deux poids deux mesures et il protège le terrorisme.

Ces réflexions, pour vous dire que le Venezuela est engagé dans la lutte contre le terrorisme, contre la violence et qu’il se joint a tous les peuples qui luttent pour la paix et pour un monde d’hommes égaux.
J’ai parlé de l’avion cubain. Luis Posada Cariles, c’est le nom du terroriste. Il est ici, protégé, comme sont également protégés des grands corrompus qui se sont enfuis du Venezuela, un groupe de terroristes qui là-bas ont déposé des bombes contre des ambassades de plusieurs pays, qui là-bas ont assassiné des gens durant le coup d’Etat, qui ont séquestré votre humble serviteur, et qui allaient le fusiller. Mais la main de Dieu est intervenue, et un groupe de bons soldats, et un peuple qui est descendu dans les rues. Et par miracle, ainsi, je suis ici. Ils sont ici protégés par le gouvernement des Etats Unis les responsables de ce coup d’Etat et de ces actes terroristes. J’accuse le gouvernement des Etats Unis de protéger le terrorisme et d’avoir un discours totalement cynique.

Nous avons parlé de Cuba, nous venons de La Havane, nous revenons contents de La Havane, nous y avons été plusieurs jours et avons pu y voir la naissance d’une nouvelle ère, le Sommet du Groupe des 15, le Sommet du Mouvement des Non Alignés, avec une résolution historique, document final, n’ayez pas peur je ne vais pas tout le lire, mais il y a ici un ensemble de résolutions prises en discussion ouverte et avec transparence par plus de 50 Chefs d’Etat. La Havanne a été la capitale du Sud pendant une semaine. Nous avons relancé le Groupe des Non Alignés, le Mouvement des Non Alignés, et si je peux demander quelque chose ici a vous tous camarades, frères et soeurs c’est que nous mettions beaucoup de volonté pour renforcer le Groupe des Non Alignés, extrêmement important pour la naissance d’une nouvelle ère, pour éviter l’hégémonie et l’impérialisme. Vous savez aussi que nous avons désigné Fidel Castro comme Président du Groupe des Non Alignés pour les trois prochaines années et nous sommes sûrs que le camarade Président Fidel Castro va mener la tâche avec beaucoup d’efficacité. Quant à ceux qui voulaient la mort de Fidel, eh bien ils sont frustrés et frustrés ils resteront, parce que Fidel est de nouveau habillé de son uniforme vert olive et maintenant ce n’est plus le Président de Cuba mais le Président des Non Alignés.

Madame la Présidente, chers collègues, présidents, là-bas est né un mouvement très fort, celui du Sud. Nous sommes des hommes et des femmes du Sud. Avec ces documents, avec ces idées, avec ces critiques, avec ces réflexions — et je ferme mon dossier et je prends le livre avec moi, n’oubliez pas que je vous le recommande — avec beaucoup d’humilité, nous sommes porteurs, nous essayons d’apporter des idées pour le salut de cette Planète, pour la sauver de la menace impérialiste et pour, bientôt espérons le, ce siècle-ci, pas trop tard espérons-le pour que nous puissions le voir et nos enfants le vivre, et encore mieux nos petits-enfants, un monde de paix, sous les principes fondamentaux de l’Organisation des Nations Unies, relancée et relocalisée. Je crois que l’Organisation des Nations Unies nous devons la relocaliser dans un autre pays, dans une ville quelconque du Sud, nous avons proposé le Venezuela. Vous savez, mon médecin personnel a dû rester enfermé dans l’avion, le chef de ma sécurité a dû rester enfermé dans l’avion, on ne leur a pas permis venir aux Nations Unies ! Voilà un autre abus, madame la Présidente, dont nous demandons, nous le Venezuela, qu’il soit consigné comme abus personnel du Diable lui-même. Ça sent le soufre, mais Dieu est avec nous.

Je vous donne l’accolade, et que Dieu vous bénisse tous. Très bonne journée à vous tous.


Traduit de l’espagnol par "Gorri". Traduction revue par Bernard Maréchal (merci à lui).

Si vous avez d’autres améliorations à apporter, n’hésitez pas. Vous pouvez envoyer le texte revu à redaction(a)alterinfos.org

http://marxisme.alloforum.com/sujet-3911-0-83087-0-0-1-391989-11.html

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