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LIVRE - Les crucifiés de la terre : Lettres du Brésil et d’Amérique centrale (1978-1995), d’Henri Burin des Roziers

mercredi 5 septembre 2018, mis en ligne par Dial

- Édition critique établie par Sabine Rousseau,
avec la collaboration de Claude Billot.
- collection Religions et Sociétés
- Arbre bleu éditions, 2018
- ISBN : 9791090129269
- 367 p., 25 €.

Henri Burin des Roziers. Un nom associé au combat des paysans pauvres en Amazonie. L’avocat des « sans-terre ». Frère dominicain de la Province de France, arrivé sur des terres pionnières dans la forêt amazonienne en 1979, resté fidèle aux luttes des petits paysans du Pará pendant plus de trente ans.

De son arrivée à São Paulo en décembre 1978 jusqu’au début de l’année 1995, Henri Burin des Roziers écrit de nombreuses lettres à ses parents, déjà âgés et très éloignés de l’univers qu’il décrit si différent du confort bourgeois parisien. Il partage avec eux sa découverte du Brésil et d’autres pays d’Amérique centrale qu’il parcourt au cours de l’année 1990, son étonnement devant les espaces à la fois immenses et isolés qu’il sillonne sans relâche. Il leur dit sa révolte face aux injustices et à la misère des habitants, son admiration pour leur courage face à la violence. Il relate ses rencontres, les moments de joie simple avec les villageois et de tensions avec les gros propriétaires et la police, les échanges avec ses frères et sœurs de lutte, ses conversations avec les évêques dont il apprécie l’humilité et l’engagement auprès des pauvres. Il ne tait pas son rejet d’une autre Église, complice des puissants, et exprime sa détermination dans les combats menés, les occupations de terre, les manifestes, communiqués et pétitions, les réunions dans les paroisses et à Brasilia, les nombreux procès contre les fazendeiros et les tueurs à gages. Il raconte son quotidien, ses attentes à la gare routière ou à l’aéroport, sa fatigue quand il écrit sur ses genoux dans un car ou à la lueur d’une chandelle, le plaisir rare d’un bon vin ou d’un repos salvateur pour mieux retourner ensuite auprès des paysans sans terre qui luttent pour leur survie.

Dans ses lettres d’Amérique latine, Henri Burin des Roziers partage avec ses parents l’immense tendresse qu’il éprouve pour ces « crucifiés de la terre ».

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Messages

  • J’ai eu le privilège de participer au Jury d’avocats ayant décerné le Prix International Ludovic Trarieux au Frère Henri BURIN DES ROZIERS EN 2005 ; Ce prix,décerné par des avocats à un avocat, le distingue en raison de son engagement courageux dans la défense des droits humains fondamentaux. Par la suite, nous avons correspondu par e-mails de temps à autres, et j’étais très touchée de l’intérêt sincère qu’il portait aux menus évènements familiaux que je lui racontais. Il se réjouissais des succès de mes sept petits-fils, et suivait particulièrement les activités de Boris, en république centrafricaine pour MSF.

    Devant passer une journée à Paris, alors qu’il était très affaibli , je lui ai demandé s’il me serait possible de lui rendre une petite visite. Il a manifesté une véritable joie à cette perspective, et c’est avec une grande émotion que j’ai pu le rencontrer au Couvent Saint Jacques. Il a évoqué le souvenir de la remise de son Prix à la Maison de Barreau de Paris en 2005 , et je sentais qu’il en était heureux. Pourtant , j’étais bouleversée par son état de grande faiblesse, et je n’ai pas voulu m’attarder. Notre au revoir plein d’affection, était hélas un adieu puisqu’il s’est éteint moins d’une semaine plus tard.

    J’ai assisté à ses obsèques , un moment à la fois douloureux et plein de chaleur parmi la foule de ses parents et amis . Je n’oublierai pas les adieux de ses frères dominicains qui ont su rendre vivant son souvenir au cours de cette cérémonie.

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