Accueil > Français > Livres, documents, revues, vidéos & audios > LIVRE - BRÉSIL - Um homem torturado : Nos passos de frei Tito de Alencar [Un (...)

LIVRE - BRÉSIL - Um homem torturado : Nos passos de frei Tito de Alencar [Un homme torturé : sur les traces de frère Tito de Alencar], de Leneide Duarte-Plon et Clarisse Meireles

vendredi 3 octobre 2014, mis en ligne par Dial

Toutes les versions de cet article : [français] [Português do Brasil]

  • Editora Civilização Brasileira, Rio de Janeiro, 2014
  • ISBN : 978-8520012406
  • 420 p., R$ 48.

Sont publiés ici trois textes introductifs du livre, traduits en français.

Préface de Vladimir Safatle [1]

Un homme torturé est la reconstitution de l’engagement militant de l’une des figures les plus tragiques de la résistance à la dictature militaire : frère Tito.

Frère dominicain, fait prisonnier et torturé avec d’autres religieux qui avaient donné un soutien logistique à l’Action de Libération Nationale (ALN), de Carlos Marighella, Tito s’est suicidé des années après dans un couvent français. La torture avait réussi à le détruire psychologiquement, transformant sa vie, par la suite, en un enfer de délires et d’hallucinations.

Son histoire est l’une des représentations les plus abouties de l’engagement de la gauche catholique dans la lutte contre les dictatures latino-américaines, engagement qui fut seulement un chapitre de la longue histoire de secteurs de l’Église catholique dans leur alliance avec des mouvements ouvriers communistes au XXe siècle. En Amérique latine, juste pour développer la théologie de la libération, une telle alliance en vint à faire que des religieux, comme le colombien Camillo Torres, entrent directement dans la lutte armée. En ce sens, le livre de Leneide Duarte-Plon et Clarisse Meireles est un document important pour la clarification d’un processus politique fondamental pour la compréhension de l’histoire latino-américaine récente. Il reconstruit des contextes historiques oubliés et distants dans le temps, principalement après le virage conservateur qui s’est produit à l’intérieur de l’Église catholique à partir de Jean Paul II.

En racontant l’histoire de Frère Tito à partir d’une étude exhaustive, Leneide et Clarisse font également plus que la reconstitution de processus historiques. À un certain moment, elles se souviennent de cette affirmation faite à Tito par un bourreau : « Si tu ne parles pas, tu seras cassé à l’intérieur, nous savons faire les choses sans laisser de marques visibles ». En vérité, cette phrase résumait de manière précise la nature de la violence et la machine criminelle produite par la dictature brésilienne. « Faire les choses sans laisser de marques visibles », c’est à dire : soustraire les marques de violence à la vue publique, l’effacer et, avec elle, effacer les histoires qu’une telle violence a détruites.

La dictature brésilienne a, jusqu’à maintenant, bien réussi son forfait et, grâce à un tel succès, elle a réussi, d’une certaine manière, à ne jamais prendre fin.

Dans ce contexte d’invisibilité et d’oubli forcé, l’usage de la mémoire est un acte politique majeur, car il empêche que le temps puisse extorquer des réconciliations purement formelles. Contre le silence, il met à nouveau en circulation les descriptions minutieuses, faites par Tito, de sa propre torture. Il nous fait sentir le tempo désespéré des torturés politiques, avec sa dévastation psychologique. Pour cela, le lancement de ce livre au moment où le coup d’état militaire compte 50 ans, au moment où le Brésil est confronté une fois de plus à la brutalité de la Police Militaire que la dictature a laissée, avec ses tortures et ses assassinats, nous aide à nous souvenir comment nous nous habituons à un État qui pratique les pires crimes contre sa population et d’où vient notre acceptation. Cependant, nous voyons peu à peu les limites de cette opération. Peu à peu, vient à la lumière la présence de ceux qui, à contre courant de décennies de refoulement, luttent pour empêcher que la complaisance historique envers les criminels qui se sont emparés du pouvoir de l’État soit le chapitre final de notre histoire. Nombreux sont les jeunes qui découvrent seulement maintenant la véritable face de l’histoire de leur pays. C’est à eux, et à nos écoles, que le livre de Leneide et Clarisse s’adresse.

« Honorer avec justice les voix étouffées » — Xavier Plassat

En posant les pieds au Brésil pour la première fois en mars 1983, rapportant le corps de mon frère Tito, j’ai décidé de rester ici et c’est ici que je suis, à vivre les espérances, les luttes et la foi de Tito avec son peuple.

J’ai vécu avec le frère Tito dans la communauté dominicaine de l’Arbresle (France). Ce furent deux printemps, deux étés, mais un seul automne et un seul hiver. Lui, avec ses 27 ans et moi mes 23. Là, surgit entre nous une relation faite de complicité et d’amitié, de sourires et de rages, de lutte et de foi, affrontant Fleury : le redoutable Sergio Fernando Paranhos Fleury, délégué du DOPS [2] de São Paulo, l’un des principaux tortionnaires du régime militaire.

À l’intérieur de Tito, Fleury poursuivait sa torture destructrice, divisant son âme entre résistance et soumission.

Résistance, c’était lorsque Tito faisait des projets, jouait de la guitare, embrassait un ami, jouait avec des enfants, composait une poésie, priait, souriait.

Soumission, c’était lorsqu’il obéissait aveuglément à la mise en demeure hallucinante du « pape » dont la voix tourmentait son esprit sans arrêt, fuyant partout où il le lui commandait, ou se noyant en pleurs impénétrables et silences désespérés.

J’avais observé le bonheur que lui procurait la rencontre de membres de ma famille, mon père, ma mère, mes frères et sœurs en Auvergne, ou comment il s’amusait avec mes neveux ou encore avec les enfants rencontrés chez Joseph, notre voisin. C’était un ouvrier de l’usine de pièces détachées de Renault et petit viticulteur à Sain-Bel. Avec lui, j’accompagnais une équipe d’A.C.O. et je soutenais la section syndicale de l’usine dans laquelle, avec la sœur dominicaine Jacqueline, il était l’un des délégués élus. Tito trouvait cela très bon.

Mais Fleury le laissait rarement tranquille et, durant ces mois où nous avons vécu ensemble, Tito alternait sans cesse entre reddition et résistance. C’était comme s’il se trouvait acculé entre les murs de ce nouveau « corridor polonais » : mourir tout en vivant, vivre tout en mourant. La folle promesse qu’il avait reçue durant les réelles sessions de tortures s’accomplissait.

Selon ses propres paroles, enregistrées par ses compagnons de cellule, « ils désiraient me laisser suspendu toute la nuit sur le pau de arara [3]. Mais le capitaine Albernaz objecta : « Ce n’est pas nécessaire, nous allons rester ici avec lui quelques jours de plus. S’il ne parle pas, il sera cassé à l’intérieur, car nous savons faire les choses sans laisser de marques visibles. S’il survit, il n’oubliera jamais le prix de son audace ».

Ensemble, nous avons voyagé, chanté, pleuré, prié, plaisanté, défié. Nous avons partagé le meilleur et le pire. Le sol qui vient et le sol qui s’en va. Jusqu’à ce qu’un jour d’août 1974, dans la semaine de Saint Dominique, Tito résolut de se délivrer définitivement du tortionnaire et de la folie dans laquelle celui-ci prétendait l’engloutir.

Dans cet instant probablement envisagé de longue date, dans un mystère ultime de résistance et de foi, Tito lui a dérobé la prétention de pouvoir continuer, jour après jour, à lui voler sa vie.

« Mieux vaut mourir que perdre la vie. Option 1 : corde (suicide, Bejuba). Option 2 : torture prolongée, Bacuri », telles furent les derniers mots que Tito griffonna sur un feuillet qu’il utilisait comme marque-page et que j’ai trouvé quelques jours plus tard.

Je le compris ainsi : ma vie est à moi, nul ne la prend : c’est moi qui la donne. « Il n’est pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ses frères », chantait le peuple des communautés ecclésiales de base, des rues et des campements de sans terre lors de l’arrivée du corps de Tito dans la cathédrale de São Paulo puis, de nouveau, dans celle de Fortaleza. Avec justesse.

Selon Jean Claude Rolland [4], le psychiatre qui, à Lyon, avec une terrible clairvoyance, accompagna frère Tito à l’apogée de son tourment, « la barbarie qui conduit certains hommes à la pratique de la torture contamine automatiquement tous leurs contemporains. Elle fait de chacun de nous des complices virtuels. Il y a au fond de nous, bien refoulée, une capacité de détruire l’autre et le tortionnaire ne fait qu’activer cette capacité de destruction ».

D’où la centralité de la parole qui rompt le silence ; de la raison qui répudie la barbarie ; de la mémoire qui s’arrache à la complaisance ; de l’histoire qu’il faut, sans fin, raconter.

À la globalisation de l’indifférence toujours plus répandue, il faut opposer la solidarité et la compassion qui naissent du sens aigu d’une filiation commune.

Alors que plus d’une génération nous sépare des événements ici racontés, le livre de Leneide Duarte-Plon et Clarisse Meireles arrive au bon moment. De concert, mère et fille sont allées puiser aux sources, entendre témoins et protagonistes, recueillir avec attention leurs paroles et reconstruire pour nous le canevas d’un drame qui eut, en la personne de frère Tito, un de ses dénouements les plus emblématiques.

Élaborer sans trêve ce travail de vérité et d’histoire est une exigence qui n’a pas de fin.

Il nous faut démasquer les convenances et dénoncer les complicités — au minimum, les lâchetés — qui collaborèrent à rendre infernale et à retrancher la vie de militants, de frères, de compagnons qui rêvaient d’un autre pays et d’un autre monde possibles, et qui ont les ont destinés aux catacombes et à la mort.

Il nous faut écouter, restaurer et honorer avec justice les voix étouffées et les rêves de ces résistants et de ces combattants.

Sans une constante élucidation de la vérité – en particulier sur les ténèbres les plus tragiques de notre histoire - deviennent incompréhensibles et insurmontables les manifestations récurrentes de violence et de barbarie qui continuent à marquer notre temps, dans les prisons, les commissariats, les favelas ou les grandes fermes : la mise à mort de jeunes, de posseiros, de Noirs, d’Indiens, de migrants, de travestis, de prostituées ; la traite des personnes, leur mise en esclavage ; la confiscation de l’espérance, la négation du bien-vivre.

Acte de mémoire insurgente, la lecture de ce livre, sans aucun doute, met à jour et alimente en chacun d’entre nous la capacité d’indignation. Plus de 500 ans après les propos du frère Antonio Montesinos, en défense prophétique des indiens de l’île Hispaniola, le courageux avertissement de la première communauté dominicaine des Amériques demeure irrécusable :

« Ces gens-là, par hasard, ne sont-ils pas des êtres humains ? »

D’où la nécessité et l’opportunité de ce nouveau livre sur Tito. Sur tous les Titos.

Gardons cet appel évangélique gravé sur sa tombe : « Si les disciples se taisent, alors même les pierres crieront. » (Lc 19, 40)

Frère Xavier Plassat, Noël 2013.

Tito de Alencar Lima (Frei) — Frei Betto

Né à Fortaleza (CE), fils cadet de Ildefonso Rodrigues de Lima et Laure de Alencar Lima.

Se suicida le 10 août 1974, durant son exil en France. Il était frère dominicain. Étudia à Fortaleza chez les pères jésuites. Commença à militer dans l’Union des étudiants du secondaire du Céara et ensuite fut dirigeant de la Jeunesse étudiante catholique (JEC). En 1965, il entra dans l’ordre des Dominicains, ordonné prêtre en 1967. Il fut aussi étudiant en Sciences Sociales à l’USP. Comme militant de l’action catholique étudiante, il fut coordinateur pour la région Nordeste.

Il fut arrêté le 12 Octobre 1968 sous l’inculpation d’avoir loué le site où commença, et où eu lieu le XXXe congrès de l’UNE, en octobre de cette année-là, dans la ville d’Ibiuna (SP). En même temps que Tito, furent emprisonnés et fichés au DEOPS plus de 700 étudiants de l’université.

Il fut emprisonné à nouveau le 4 Novembre 1969, en compagnie d’autres dominicains accusés d’être en lien avec l’Action libératrice nationale (ALN) et son chef, Carlos Marighella, assassiné par l’équipe du commissaire Sergio P. Fleury, du DOPS/SP, le même jour.

Frère Tito fut torturé durant 40 jours par l’équipe de Fleury et ensuite fut transféré à la Prison Tiradentes, où il demeura de février 1970 jusqu’au 17 décembre 1970. Ce jour-là il fut emmené au siège de Oban (ensuite réorganisée comme DOI-CODI), où le tortionnaire capitaine Maurice Lopes Lima lui dit à l’arrivée : « Maintenant tu vas connaître la succursale de l’enfer ». Tito fut torturé sur le pau de arara avec des chocs électriques sur diverses parties du corps ; il reçut des coups de poings, de bâton, « téléphones » ; affronta un « corridor polonais » et fut brûlé par des cigarettes.

Tito fut le premier des frères à être emmené pour de nouveaux interrogatoires sous torture parce que le propriétaire du site d’Ibiuna fut fait prisonnier et les militaires découvrirent que c’était par l’intermédiaire de Tito que le local pour le congrès de l’UNE avait été réservé.

Il tenta le suicide avec une lame de rasoir et fut conduit à l’Hôpital central de l’Armée, dans le quartier de Cambuci où il resta à peu près une semaine. Par cet acte, il évita que ses confrères soient de nouveau interrogés et torturés au Doi-Codi.

Les tortures subies par frère Tito furent relatées dans un document rédigé par lui, annexé au dossier à la CEMDP :

Le jeudi, trois policiers me réveillèrent à la même heure que le jour précédent. L’estomac vide, j’allai à la salle des interrogatoires. Un capitaine entouré de son équipe revint aux mêmes questions. — Tu vas devoir parler sinon tu sors mort d’ici — cria-t-il. Aussitôt après je vis que ceci n’était pas seulement une menace, c’était presque une certitude. Ils m’ont assis dans la « chaise du Dragon » (avec des plaques métalliques et des fils électriques), ils m’envoyèrent des chocs dans les mains et dans l’oreille gauche. À chaque décharge, je tremblais tout entier, comme si l’organisme se décomposait.

De cette séance de chocs, ils me passèrent au pau de arara. Une heure après, le corps entier blessé et sanglant, je m’évanouis. Je fus détaché et ranimé. Il m’était impossible de savoir quelle partie du corps souffrait le plus : tout paraissait massacré. Même qui le voudrait n’aurait pu répondre aux interrogatoires : le raisonnement ne se contrôlait plus, il restait juste le désir de perdre à nouveau connaissance, lorsque arriva le capitaine Albernaz. « Notre sujet maintenant est spécial », dit le capitaine Albernaz, et il lia les fils sur mes membres. « Lorsque je viens à OBAN — dit-il — je laisse mon cœur à la maison. J’ai une véritable horreur des curés et pour tuer un terroriste rien ne me gêne. » À un certain moment, le capitaine ordonna que j’ouvre la bouche. Pour recevoir « l’hostie consacrée ». Il introduisit un fil électrique. Ma bouche en fut toute enflée, sans que je puisse plus parler normalement.

Banni du pays le 13 janvier 1971 avec plus de 69 prisonniers politiques échangés contre l’ambassadeur suisse séquestré, Jean Henri Bucher, il alla au Chili puis en Italie et en France. Jusqu’en juin 1973, il vécut au couvent St Jacques à Paris où il tenta de reprendre ses études, à la Sorbonne. Ensuite, il changea pour le couvent dominicain de Sainte Marie de la Tourette, à Éveux, de la Province de Lyon. Le 23 février 1973, étant en exil, il fut condamné par la Seconde Auditoria militaire de São Paulo à un an et demi de prison.

Le 10 août 1974, il se pendit à un arbre d’une forêt qui se trouve non loin du couvent, près de Villefranche sur Saône, ainsi que cela fut relaté dans le film Batismo de Sangue [Baptême de Sang] de Helvécio Ratton, produit en 2006.

Il fut enterré dans le cimetière de Sainte Marie de la Tourette.

Le 25 mars 1983, ses restes mortels, au côté des cendres d’Alexandre Vannucchi Leme, furent accueillies dans la cathédrale da Sé, à Sao Paulo, où, en hommage aux deux hommes, fut réalisée une célébration liturgique en présence de Dom Paulo Evaristo Arns.

Ensuite, ses cendres furent enterrées dans le caveau de famille, le 26 août de la même année, à Fortaleza (CE).

La rapporteuse du cas à la Comissão Especial Sobre Mortos e Desaparecidos (CEMDP), Maria Eliane Menezes de Farias, fit remarquer les différents registres de la participation de Tito de Alencar Lima à une activité politique, attirant l’attention sur les innombrables brutalités qu’il a souffert et qui ont culminé dans son suicide, démontrant le lien causal entre ce suicide et les tortures et persécutions subies pour motif politique dans la forme indiquée dans l’art.4…

En élaborant son propos, Maria Eliane Menezes de Farias affirma que : « […] la vaste documentation jointe confirme les faits quant à la militance politique de Tito de Alencar Lima, sa souffrance et sa mort par suicide en conséquence des séquelles résultant des actes de torture pratiqués par des agents du pouvoir public. La relation de cause à effet entre la prison, la torture et le déséquilibre psychique postérieur qui a conduit frère Tito au suicide est prouvée, je le reconnais comme étant une victime de la dictature militaire. »

Cette démonstration fut approuvée à l’unanimité le 10 août 2004.

En son honneur, la ville de Belo Horizonte a donné son nom à une rue située dans le quartier Goiânia.


Textes traduits du portugais (Brésil) par Josée Brissi. Traduction revisée par Xavier Plassat.

Les opinions exprimées dans les articles et les commentaires sont de la seule responsabilité de leurs auteur-e-s. Elles ne reflètent pas nécessairement celles des rédactions de Dial ou Alterinfos. Tout commentaire injurieux ou insultant sera supprimé sans préavis. AlterInfos est un média pluriel, avec une sensibilité de gauche. Il cherche à se faire l’écho de projets et de luttes émancipatrices. Les commentaires dont la perspective semble aller dans le sens contraire de cet objectif ne seront pas publiés ici, mais ils trouveront sûrement un autre espace pour le faire sur la toile.


[1Vladimir Safatle est philosophe, il enseigne à l’Université de São Paulo.

[2DOPS : Département d’ordre politique et social, la police politique du régime militaire brésilien. Fleury se faisait appeler le « pape » de l’appareil répressif — NdT.

[3Le pau de arara — littéralement : « perchoir de perroquet » — est une technique de torture consistant à placer un mat sous les genoux du prisonnier, à y attacher ses poignets et chevilles puis à suspendre le mat entre deux supports métalliques — note AlterInfos - DIAL.

[4Voir DIAL 3172 - « Soigner, témoigner — note AlterInfos - DIAL.

>> PDF Formato PDF