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DIAL 2297

ARGENTINE - H.I.J.O.S. : Les enfants de l’absence

Marta Dillon

dimanche 16 mai 1999, mis en ligne par Dial

Des enfants de disparus ont créé en Argentine une organisation dénommée « H.I.J.O.S. » pour lutter contre les responsables de l’enlèvement et de la disparition de leurs parents au temps de la dictature. Ils manifestent contre l’oubli et pour que justice soit faite. C’est aussi pour eux un lieu d’échange nécessaire, la possibilité de surmonter le silence dans lequel leur situation peut les tenir enfermés. Comme le dit l’une des jeunes personnes membre de H.I.J.O.S. : « La vie est plus forte que toute la douleur du monde. » De nombreux témoignages, pleins de sensibilité, émaillent la présentation de ce mouvement dans l’article ci-dessous de Marta Dillon paru dans le supplément Las 12 de Página 12 du 24 juillet 1998, Buenos Aires.


Ils s’appellent « hijos avec des petits points » : H.I.J.O.S. C’est le nom de l’organisation née en avril 1995 regroupant les jeunes dont les parents furent assassinés durant la dictature. Avant leur apparition, la famille virtuelle qui défendait les droits de l’homme en Argentine n’était formée que par des femmes - les Mères, les Grands-mères. Le nouveau maillon H.I.J.O.S. créa une nouvelle forme originale de harcèlement civil contre les tortionnaires ainsi qu’un espace de lutte sans distinction de sexe.

Dans l’avenue Cabildo vibre encore la ritournelle du chant : « Comme on l’a fait pour les nazis, nous irons vous chercher partout où vous irez. » Le refrain se répète dans la rue, et derrière l’une des fenêtres aux volets fermés, le dictateur Jorge Rafael Videla doit penser probablement que la phrase n’est plus seulement de la rhétorique. Alors qu’il ne s’y attendait pas, on est venu le chercher et lorsqu’il a été ramené chez lui, il n’a plus retrouvé la tranquillité de jadis. Dans la rue, les enfants font leur « collage » [1], un mot qui n’était employé auparavant que dans le jargon des rockers, et que l’on retrouve aujourd’hui dans les nouvelles sans qu’il soit nécessaire de l’expliquer. Le « collage » est devenu aujourd’hui une figure politique qui fait trembler les bastions de l’impunité dont jouissaient jusqu’à maintenant les acteurs du terrorisme d’État. Il est l’exemple d’une nouvelle forme de lutte dans le domaine des droits de l’homme, un domaine qui pendant 20 ans fut occupé presque exclusivement par les femmes, les Mères et les Grands-mères. Mais cette famille virtuelle, déchirée par l’absence d’une génération, a trouvé un maillon leur garantissant la continuité : les enfants. Et avec eux, aussi, un nouveau langage.

Telle la devise d’une super-idole que nous suivons lorsque nous sommes gamins, le mot H.I.J.O.S. se place comme un serment : Hijos por la Identidad y la Justicia contra el Olvido y el Silencio (Enfants pour l’identité et la justice, contre l’oubli et le silence). « Hijos avec des petits points », comme ils aiment le dire dans l’intimité des réunions où ils cherchent à se donner une identité : celle de leur filiation détruite par le génocide perpétré par l’État pendant la dictature militaire.

« Rentrer à H.I.J.O.S. fut très important pour moi, une des choses les plus importantes de ma vie. Jusqu’à ce moment-là j’avais une énorme colère accumulée, en désordre, je croyais que personne ne s’intéressait à ce qui m’était arrivé. Comment pourraient-ils s’y intéresser alors que personne n’avait rien fait pour l’éviter ? Je ne voulais pas parler de mon histoire, c’était la mienne même si je ne savais pas quoi faire d’elle. Cette colère maintenant c’est de l’énergie qui se transforme en travail, je peux faire quelque chose d’elle et je ne suis plus seule. » Verónica Lara a 29 ans et un corps menu comme celui d’une adolescente. Depuis le 4 mai 1995, jour de sa première participation à la réunion de l’organisation, elle n’a jamais manqué une assemblée du jeudi. Et elle ne l’envisage pas : « Ici c’est le lieu où je veux développer mon travail militant et le seul où je n’ai pas besoin de mots pour me faire entendre », dit-elle sans parler des longues heures qu’elle consacre à cette militance qui aujourd’hui commence à avoir le goût d’une douce victoire. « Les collages sont chaque fois meilleurs, nous travaillons mieux et aussi les gens nous soutiennent, nous recevons des dénonciations tous les jours, des adresses. Nous avons trouvé non seulement comment réagir contre l’injustice, mais nous avons également ouvert un espace pour que personne ne cohabite avec les assassins protégés par l’impunité et ne soit indifférent à leur égard », ajoute Verónica affirmant que son histoire n’est pas un fait isolé mais l’histoire du pays. « C’est la raison pour laquelle les collages ne sont pas seulement notre affaire mais celle de tous. »

Faire partie de H.I.J.O.S., pour de nombreux jeunes est le premier soulagement d’une douleur sans fin. « Ce sentiment qui nous traversait, cette absence, cette solitude qui ne nous quittait pas, devenait tout d’un coup la joie d’être ensemble, la possibilité de transformer en pouvoir notre impuissance, de convertir le pays qu’ils nous ont laissé en un lieu dans lequel nous voulons rester car c’est là que se trouve notre histoire et ce que nous sommes à travers le choix de notre lutte », dit Florencia Gemetro avec ses 22 ans jaillissants sous sa chemise serrée alors que les notes accumulées de son cours de sociologie l’attendent pendant qu’elle se déplace entre ses réunions, son domicile et les collages.

Le regard

Le premier journal édité par le groupe, intitulé Le regard, constitue aussi le premier lien établi entre eux. Chacun d’eux avait grandi isolé, pensant que ce qui leur arrivait constituait un fait unique dont ils ne pourraient pas parler pendant longtemps. La dictature les avait privés non seulement de leurs parents, mais également des amis de leurs parents, des frères et des sœurs nés en captivité, des camarades de jeux poussés à l’exil avec leurs familles ou éparpillés autour de nouvelles familles essayant de reconstruire le quotidien sur le silence ou l’espérance intime de voir un jour revenir en vie leurs disparus. Dans leur cas le deuil n’avait pas de sens, il fallait attendre. Mais cette attente, en fait, ne s’est jamais arrêtée. « Encore aujourd’hui, avec mes trente ans et une fille qui pose déjà des questions difficiles, il m’arrive de penser par fractions de secondes que ma mère est vivante. Cela paraît inavouable, mais c’est ainsi », nous raconte María. Ces signes muets qui apparaissent dans le regard, cet imaginaire que tous partagent sans le savoir : « Croire que peut-être tes vieux ont perdu leur mémoire dans la torture et que tu pourras les retrouver dans un foyer ou croire qu’ils sont devenus si âgés que tu ne les reconnaîtras pas s’ils reviennent. Nous avons grandi avec ces pensées, sans pouvoir les dire, car nous nous sommes sentis bêtement coupables alors que nous n’étions que des enfants. Et nous ne pouvions pas les rechercher et, même si nous l’avions fait, cela ne les aurait pas sauvés du destin final que la dictature avait décidé pour eux. Et il y a bien eu des gens qui les ont recherchés, mais cela ne les a pas sauvés. »

« Le regard c’est la première chose qui nous a unis », raconte Florence. « Le premier jour où je suis allée à une réunion, il me semblait reconnaître tous les visages, je les avais déjà vus auparavant et pourtant c’était la première fois que l’on se rencontrait. J’avais lu une note dans un journal à propos de l’existence de H.I.J.O.S. Mais je ne voulais pas les approcher, tout semblait très peu organisé, mais le sang m’attirait. » Le sang répandu ? « Non, le sang, parce que nous sommes tous frères et nos parents sont les parents de tous car nous sommes les enfants des trente mille disparus », dit Florence.

« J’avais très peur de m’approcher de H.I.J.O.S., car après avoir vécu entre la maison de l’une et l’autre de mes grands-mères, l’oncle qui m’a élevée est commissaire inspecteur de la Police fédérale et pour cette raison je craignais le rejet des autres jeunes. Mais une fois, en lisant qu’une des filles avait dit qu’elle avait commencé à se sentir coupable le jour où elle avait appelé sa tante maman, je me suis identifiée à elle. J’ai compris que ma place était là, que le moment était venu de faire quelque chose face à tant de souffrance. » Verónica Castello est âgée de 23 ans et a un frère né en captivité qu’elle n’a pas pu encore retrouver. Lorsqu’elle était petite, Verónica croyait que les gens ne pouvaient pas aller au ciel parce qu’au ciel il n’y a pas de sol et alors les morts tombaient donc dans la mer. Au cours de toutes ses vacances à la plage, elle s’approchait du bord de la mer et lui racontait comment s’était passée son année. Jusqu’au jour où quelqu’un lui a dit que si la mer pouvait lui répondre, elle lui dirait de rechercher son frère [2]. Ce fut Verónica qui prit la parole lors du collage qui eut lieu à l’Hôpital naval pour dénoncer les médecins qui s’étaient occupés des accouchements des femmes disparues.

Alchimie

Raquel Robles a dans le regard la même détermination que l’on voit dans les rares photos qu’elle garde de son père. Une de ces photos, elle l’a trouvée récemment en cherchant dans les archives du sous-secrétariat des droits de l’homme. Dans ce dossier où sont gardés des milliers de visages de personnes disparues, son père l’a regardée en face et elle a pu se voir comme dans un miroir. Comme un archéologue qui, avec un pinceau, enlève les tonnes de poussière qui recouvrent ces objets témoins de l’histoire, les enfants de H.I.J.O.S. reconstruisent lentement leur propre histoire. Lors des réunions du jeudi, nombreux sont ceux qui ont pu récupérer ce tissu déchiré des relations depuis la disparition de leurs parents. Verónica a retrouvé Josefina. Les deux parents militaient au sein de la même organisation et elles jouaient ensemble à La Plata. Marta a retrouvé Mario, le bébé qu’elle gardait lorsqu’elle avait dix ans et Marina, la fille du compagnon de sa mère. Tous les liens de solidarité coupés par la dictature se nouent à nouveau lorsque les enfants de H.I.J.O.S. se retrouvent. « L’autre jour nous fêtions l’anniversaire de la fille d’un couple qui milite ici. Ce fut très émouvant. Sur les pancartes, avec l’image de Videla derrière les grilles et sur lesquelles il est écrit que nous n’oublions pas ni ne pardonnons, nous avons pendu des guirlandes et des ballons. C’était ressentir que la vie est plus forte que toute la douleur du monde et que, bien que notre lutte soit comme celle des fourmis, nos enfants auront une histoire commune, une histoire de solidarité et de lutte pour laquelle ils pourront être fiers. » Raquel est émue lorsqu’elle parle. Depuis toute petite, elle a envie d’être mère, car elle pense qu’ainsi elle pourra retrouver la relation interrompue lorsqu’elle avait cinq ans. Et rien ne lui plairait plus que d’être mère dans ce contexte qu’elle décrit en racontant la fête d’anniversaire : « Je ne peux m’empêcher de penser à l’époque de notre enfance, lorsque nous étions petits et courions parmi des gens qui s’aimaient, qui rêvaient d’un monde meilleur pour nous, car au-delà du malheur qui nous rassemble nous partageons aussi le fait d’être nés au sein de familles qui pariaient sur tout lorsqu’elles faisaient venir un enfant au monde. C’étaient des gens solidaires entre eux et durant le peu de temps qu’ils ont vécu ils nous ont appris qu’il valait la peine de se battre pour des idéaux. »

Comme de patients alchimistes, les enfants de H.I.J.O.S. transforment le malheur en action, ils savent que le poids partagé est moins lourd, surtout si l’on va de l’avant. Miriam, la mère de la petite fille qui est d’anniversaire, sait qu’elle sera accompagnée durant sa grossesse. Elle n’avait pas cherché à être enceinte, mais elle sait comme beaucoup des membres de H.I.J.O.S. que ces « accidents » ne sont pas un hasard, car pour elles la maternité a été un acte aveugle qui a apporté de la lumière dans leurs vies. Mais elle ne souhaite pas parler de sa fille, ne veut pas dévoiler devant l’ennemi son point le plus faible : « Ils s’emparèrent des enfants comme s’ils étaient des butins de guerre parce qu’ils savaient que c’est le plus important. Ma fille, dans le cas où il nous arrive quelque chose, a déjà des parents adoptifs, c’est une décision difficile mais nécessaire. Elle ne doit pas rester sans protection parce que nous avons fait le choix de cette militance. »

De l’humour noir

H.I.J.O.S. est une organisation absolument horizontale. Il n’y a ni représentants, ni dirigeants, ni présidents. Tous les enfants - qu’ils soient enfants de disparus, de parents assassinés, prisonniers politiques ou exilés - ont la même voix et le même vote au sein de l’organisme. La défense de cette horizontalité ne concerne pas seulement la prise des décisions mais elle empêche également que l’organisation puisse recevoir des donations provenants d’autres organismes étrangers. Mais pour eux ce prix n’est pas élevé si grâce à cela ils parviennent à un travail fécond et complètement égalitaire. Au sein de l’organisation, ils sont ainsi loin des disputes de pouvoir et l’on remarque à peine les différences entre hommes et femmes. « Tout le travail est réparti de la même manière, il n’existe pas de commissions de garçons ou de filles, raconte Lucía. C’est un fait que ce sont les femmes qui ont agi jusqu’à présent pour la défense des droits humains, car les hommes supportent beaucoup moins la douleur et parce qu’ils devaient aussi continuer à travailler pour la subsistance de la famille. Pour nous ce n’est plus le cas, nous travaillons tous et nous sortons tous dans la rue pareillement. »

« Les différences, on peut les voir dans les petits détails. Lorsque la police nous réprime, les garçons ont l’habitude de répondre aux coups de bâton, ne serait-ce qu’en lançant des coups de poing en l’air. Quant à nous, nous ne réagissons que quand nous voyons qu’ils sont en train de prendre un de nos camarades ou de frapper violemment quelqu’un. Comme d’habitude, les femmes, nous avons plutôt tendance à protéger et les garçons à se défendre. »

Mais peut-être la grande différence réside-t-elle dans l’humour. Pour nous les femmes, il ne nous est pas difficile d’exorciser les démons en transformant en histoires drôles des choses qui, sur d’autres, feraient dresser les cheveux sur la tête. Le jeu consistant à lancer une pièce de monnaie au fond d’une fontaine et à aller la chercher ensuite, Raquel l’a baptisé « l’anthropologue légiste » en faisant allusion à la figure de celui qui cherche les dépouilles des N.N.[disparus] pour leur rendre leur identité. Une nuit de campement, Alba ramassa un téléphone hors d’usage et passa à l’improviste l’appareil à l’un de ses camarades en disant : « C’est ta vieille qui appelle depuis le ciel. » L’appareil passa ensuite de main en main et chacun des jeunes parla avec ses parents. Ils leur racontaient des histoires drôles, en plaisantant dans un langage codé, ils leur posaient des questions qui dévoilaient à leur tour d’autres questions restées en suspens : Où es-tu ? Papa est-il avec toi ? Tu vas bien ?

Le jeu du téléphone revient toujours, pour la Fête des mères ou des pères, il y a toujours quelqu’un qui demande la connexion avec le ciel, surtout s’il y a un nouveau qui veut vraiment parler avec sa mère ou son père. Le rire soulage l’absence, même si peu de gens arrivent à comprendre cela. Il nous arrive de nous poser la question de savoir si ça vaut la peine de parler de notre histoire pour certains programmes de télévision ou pour certaines tables rondes alors que ces gens ne cherchent qu’à produire un effet médiatique avec notre « triste histoire ».

Le collage d’affiches

La première action des membres de l’organisation H.I.J.O.S. fut un collage. Devant la maison d’Antonio Bussi [3], ils ont déclaré Journée de la honte le jour où il a assumé ses fonctions de gouverneur de Tucumán. Cette action avait à peine attiré l’attention des médias. Bussi avait obtenu le poste de gouverneur grâce à des élections, et personne ne voulait en parler. La marche avait été organisée également dans chacune des 18 régionales dont dispose l’organisation, y compris à Tucumán où les choses ne sont pas faciles pour H.I.J.O.S. Depuis ce jour d’octobre 1995, les collages ont continué bien que les urgences du moment étaient autres. Au cours de 1996 les activités se sont centrées autour d’hommages rendus aux parents. Dans ces manifestations on essaie d’ouvrir un débat sur ce qui s’est passé dans les décennies qui ont précédé la dictature et de regarder les parents dans une perspective qui permette de leur rendre leur humanité, leur identité d’hommes et de femmes, de voisins, de travailleurs ou de personnes dévouées à une profession libérale. Le travail que les enfants développaient était intérieur, il s’agissait de récupérer la mémoire des survivants, de la remettre en valeur, en observant des photos que l’on gardait comme des trésors - presque tous possèdent très peu de photos -, des photos d’identité ou de mariage. « Il est étonnant qu’on ne nous ait jamais écoutés lorsque nous voulions ouvrir un débat sur l’histoire. Pour les médias et même pour les gens en général, il était plus facile d’entendre des témoignages, mais on ne nous écoutait pas lorsque nous demandions justice et châtiment ou lorsque nous réclamions que l’on reconnaisse la lutte de nos parents, dit Raquel. L’exigence sans appel de l’enfant qui veut savoir ce qui s’est passé avec ses parents tout à coup devient subversive lorsque nous déclarons que nous souhaitons ce que nos parents voulaient : un monde plus juste, où les droits de l’homme intègrent aussi le droit à ne pas mourir de faim, à avoir un travail, le droit au respect de la vie. »

En dépit de l’attitude peu accueillante des médias, aujourd’hui le « collage » est intégré dans le vocabulaire politique du pays. Comme la goutte d’eau qui érode la roche, les enfants de H.I.J.O.S. se sont fait une place et ils rassemblent de plus en plus de gens dans leurs manifestations. Bien que chaque fois qu’une caméra de télévision est présente, il y ait des groupes politiquement indéfinis qui essaient de placer stratégiquement leurs pancartes à côté des banderoles des enfants, ces derniers savent que leur identité est en train de se consolider. « C’est la logique du travail, affirme Raquel Robles, avant nous demandions justice et châtiment pour une simple question d’éthique ou parce que nous croyions qu’il était possible de l’obtenir. Aujourd’hui nous savons que nous y parviendrons parce que nous y travaillons et le temps se charge de nous donner raison. »


- Dial – Diffusion de l’information sur l’Amérique latine – D 2297.
- Traduction Dial.
- Source (espagnol) : Página 12, juillet 1998.
 
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[1Il s’agit de collage d’affiches dont le but est de rappeler l’existence de disparus (NdT).

[2Le texte fait ici allusion à une pratique des militaires argentins sous la dictature, consistant à faire disparaître les personnes enlevées en les jetant dans la mer à partir d’un avion (cf. DIAL D 1965) (NdT).

[3Antonio Bussi est l’un des symboles de la répression en Argentine pendant la dictature. Il a été gouverneur militaire de Tucumán après le coup d’État de 1976 et lutta contre l’Armée révolutionnaire du peuple (EPR). Elu gouverneur de Tucumán en 1995 avec plus de 50 % des voix, il est destitué en avril 1998 pour détention illégale de fonds en Suisse (NdT).

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